La décision du tribunal de district de Daegu concernant les responsables des pires incendies de forêt de l’histoire de la Corée du Sud suscite une vague d’indignation parmi les internautes.
Le 16 janvier 2026, deux hommes âgés de 55 ans (identifié comme Shin) et 63 ans (Jung) ont été jugés pour violation de la loi sur la protection des forêts, en lien avec les incendies dévastateurs qui ont ravagé la province du Gyeongsang du Nord en mars 2025.
Selon le jugement, Shin a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir allumé un feu afin de brûler des jeunes arbres autour de la tombe de ses grands-parents, située sur une colline du comté d’Uiseong, le 22 mars 2025. De son côté, Jung, propriétaire d’un verger dans la même région, a écopé de deux ans et six mois de prison avec sursis pour avoir brûlé des déchets agricoles.
Sous l’effet de vents violents, les flammes se sont rapidement propagées à quatre villes et comtés voisins — Andong, Cheongsong, Yeongyang et Yeongdeok. Les autorités forestières ont mobilisé des effectifs et des équipements à l’échelle nationale, parvenant à maîtriser l’incendie principal après 149 heures de lutte continue.
Le bilan humain et matériel est dramatique : 27 morts, 40 blessés, près de 99 490 hectares détruits (une superficie record) et 2 128 foyers, soit environ 3 509 personnes, déplacés. À ce jour, de nombreuses victimes vivent encore dans des logements temporaires préfabriqués.
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Malgré l’ampleur de la catastrophe, la colère des internautes provient surtout d’un point clé : les deux condamnations ont été assorties d’un sursis de trois ans.
Le juge Moon Hyuk a justifié cette décision en estimant qu’il n’existait pas de preuve suffisante établissant un lien direct entre les actions des accusés et les pertes humaines. Il a déclaré :
« Les dégâts forestiers causés par l’incendie sont extrêmement graves. Toutefois, compte tenu des conditions climatiques exceptionnellement sèches à l’époque, les accusés ne pouvaient raisonnablement prévoir que le feu se combinerait à d’autres incendies. Pour établir un lien de causalité direct avec les décès, celui-ci doit être prouvé au-delà de tout doute raisonnable, ce qui n’a pas été le cas avec les éléments fournis. »
En plus du sursis, Shin et Jung ont été condamnés à 120 heures de travaux d’intérêt général chacun.
Une décision jugée beaucoup trop clémente par l’opinion publique. Sur les communautés en ligne, notamment theqoo, les réactions indignées se sont multipliées :
« Donc si quelqu’un met le feu à la maison du juge, il aura aussi un sursis ? »
« Tant de victimes… c’est révoltant. »
« Un sursis ? C’est une blague ? »
« Il y a eu des morts, non ? »
« Si des gens provoquent des incendies en se basant sur ce précédent, qui en assumera la responsabilité ? »
« Comment peuvent-ils s’en sortir comme ça ? »
« À quoi servent les juges, alors ? »
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité pénale en cas de catastrophes causées par négligence, ainsi que sur la sévérité des sanctions appliquées face à des drames aux conséquences humaines et environnementales majeures.
Source : theqoo
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