Accusations de « copie » visant ILLIT : BELIFT LAB et Min Hee Jin attendent désormais le verdict

BELIFT LAB et Min Hee Jin restent profondément opposés concernant les accusations de « copie » visant ILLIT et les similitudes avec NewJeans.

Le 11 septembre, la 12e chambre civile du tribunal de district de l’Ouest de Séoul a tenu la huitième audience dans le procès en dommages et intérêts intenté par BELIFT LAB contre l’ancienne dirigeante d’ADOR. L’agence réclame 2 milliards de wons, soit environ 1,25 million d’euros, à Min Hee Jin.

Les deux parties ont présenté leurs derniers arguments pendant quinze minutes chacune, sans parvenir à rapprocher leurs positions. Le jugement est désormais attendu le 13 novembre prochain à 17 heures.

À l’origine, les propos de Min Hee Jin sur ILLIT

Cette bataille judiciaire trouve son origine dans la conférence de presse donnée par Min Hee Jin en avril 2024, alors qu’elle était en plein conflit avec HYBE.

À cette occasion, l’ancienne CEO d’ADOR avait évoqué ILLIT, groupe produit par BELIFT LAB, affirmant notamment que le groupe était considéré comme étant dans le style de « Min Hee Jin » et comme un « dérivé de NewJeans ».

BELIFT LAB avait ensuite engagé des poursuites, estimant que ces déclarations avaient porté atteinte à l’image et à la réputation d’ILLIT.

De son côté, la défense de Min Hee Jin considère qu’il s’agissait d’opinions et non d’affirmations factuelles. Ses avocats soulignent notamment que les ressemblances entre ILLIT et NewJeans avaient déjà été relevées publiquement par des internautes, les médias et des critiques avant même les déclarations de leur cliente.

BELIFT LAB estime que Min Hee Jin connaissait l’impact de ses propos

Lors de cette dernière audience, BELIFT LAB a de nouveau fermement contesté cette interprétation.

L’agence a notamment souligné que Min Hee Jin possède environ 20 ans d’expérience dans l’industrie et qu’elle était donc parfaitement consciente de l’impact potentiel de ses déclarations. Selon BELIFT LAB, elle aurait présenté à plusieurs reprises ILLIT comme un groupe « copieur » afin de déplacer la responsabilité vers le public, les internautes anonymes et les parents.

L’agence a également insisté sur les conséquences que cette polémique aurait eues sur les membres d’ILLIT. BELIFT LAB affirme que leur travail et leurs débuts auraient été éclipsés par cette étiquette de « copie », leur causant une importante détresse.

Selon l’agence, les propos de Min Hee Jin doivent par ailleurs être considérés comme des affirmations factuelles plutôt que comme de simples opinions. BELIFT LAB estime notamment qu’elle ne pouvait pas être considérée comme une observatrice extérieure et objective puisqu’elle était directement impliquée dans le conflit et avait un intérêt important dans cette affaire.

L’agence a également accusé Min Hee Jin d’avoir alimenté l’inquiétude des membres de NewJeans et de leurs parents en leur affirmant notamment que HYBE abandonnait NewJeans au profit d’ILLIT.

BELIFT LAB a évoqué des échanges au cours desquels Min Hee Jin aurait partagé des exemples de similitudes dans une conversation de groupe, demandé aux membres de NewJeans « Est-ce que je devrais réprimander ILLIT ? », puis encouragé leurs parents à quitter cette conversation après le début de l’audit afin de dissimuler son implication.

La défense invoque la liberté d’expression et l’intérêt public

La défense de Min Hee Jin maintient pour sa part que ses remarques s’inscrivaient dans ses responsabilités de dirigeante d’ADOR.

Ses avocats ont expliqué que les premières alertes de Min Hee Jin provenaient notamment d’e-mails internes adressés aux dirigeants de HYBE, dans lesquels elle relayait des commentaires déjà présents publiquement concernant les similitudes entre les deux groupes.

La défense a également présenté différents articles et critiques publiés avant la conférence de presse, dans lesquels des ressemblances entre ILLIT et NewJeans étaient déjà évoquées, notamment concernant leurs concepts et leurs chorégraphies.

Elle estime surtout que le terme « copie » utilisé par Min Hee Jin ne faisait pas référence à une violation juridique du droit d’auteur, mais à des similitudes plus générales dans la construction des deux groupes : vêtements, chorégraphies, apparitions publiques ou encore séances photo.

Dans cette interprétation, les propos de Min Hee Jin relèveraient donc de l’opinion et bénéficieraient de la protection de la liberté d’expression. Ses avocats ont également soutenu que la prise de parole de leur cliente répondait à un intérêt public, puisqu’elle visait selon eux à défendre les standards créatifs dans l’industrie de la K-pop.

La défense a enfin contesté l’ampleur des dommages invoqués par BELIFT LAB, en soulignant qu’ILLIT poursuit ses activités avec succès en 2026.

Le verdict attendu en novembre

Au cours de l’audience, le tribunal a également examiné la recevabilité de certains éléments de preuve présentés par la défense, notamment des documents dont les dates ou les participants n’étaient pas clairement identifiés. Une demande visant à obtenir certains documents supplémentaires a par ailleurs été rejetée.

Les arguments des deux parties étant désormais terminés, le tribunal rendra son verdict le 13 novembre à 17 heures.

La décision permettra ainsi de déterminer si les déclarations de Min Hee Jin concernant les similitudes entre ILLIT et NewJeans peuvent être considérées comme des opinions protégées ou si elles ont effectivement causé un préjudice susceptible d’engager sa responsabilité.

D’après les messages privés échangés par Min Hee Jin, V (BTS) avait lui aussi reconnu les ressemblances entre NewJeans et ILLIT.

Source : naver

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