« Si vous cherchez l’argent, ne faites pas ce métier » : 6 ans de carrière, zéro revenu pour un groupe de K-POP de 4ème gen

La réalité brutale de l’industrie K-pop s’invite une nouvelle fois dans le débat public. Dans une vidéo poignante publiée le 10 mars sur la chaîne YouTube « Human Story », les membres d’un groupe de 4ème génération de K-POP se sont confiés sans filtre sur leur situation financière, révélant qu’après 6 ans de carrière, ils n’ont toujours perçu aucun revenu.

Des débuts en 2020, toujours pas rentables

Pour ceux qui ne connaissent pas, DKB est un groupe masculin de 7 membres qui a débuté en 2020 avec l’EP « YOUTH ». Ils ont enchaîné les titres entraînants comme « Rollercoaster », « ALL IN » ou « Sober », et ont fait leur dernier comeback en octobre 2025 avec l’EP « Emotion » et son titre phare « Irony ». Sur le papier, un parcours classique. Dans la réalité, une toute autre histoire.

DKB

« Si vous cherchez l’argent, ne faites pas ce métier »

Quand on leur demande combien gagne un idol en moyenne, les membres de DKB ont eu une réponse qui a glacé l’assemblée : contrairement aux groupes qui touchent des revenus via les royalties, les concerts et les ventes d’albums, eux n’ont encore jamais rien perçu.

L’un des membres explique avec lucidité : « Honnêtement, les revenus sont un sujet sensible pour nous… Si on cherchait à gagner de l’argent, on n’aurait pas choisi ce métier. Si vous courez après l’argent, il ne faut absolument pas faire ce travail. Le retour financier est très faible par rapport au temps et à l’énergie investis. »

Des coûts astronomiques

Le groupe détaille les charges qui plombent leur rentabilité : « Nous sommes sept, et les dépenses sont énormes… Il y a les frais de mixage, les frais de styling, les frais de production des albums, tellement de choses. Je pense que l’agence doit aussi galérer de son côté. Il faut qu’elle gère tout ça. »

Ils révèlent également que l’agence emploie 20 personnes, dont les salaires doivent être couverts par leurs revenus. « Pour qu’on puisse faire des bénéfices, il faudrait qu’on gagne le double. »

13 euros par jour pour se nourrir

Pour économiser, le groupe limite ses dépenses alimentaires collectives à 20 000 wons par jour (environ 13 euros). Une somme dérisoire pour sept adultes en pleine activité physique.

Interrogés sur le point d’équilibre (« break-even ») qui leur permettrait enfin de toucher des revenus, les membres confirment qu’ils ne l’ont toujours pas atteint. Traduction : après six ans de carrière, ils n’ont jamais reçu le moindre paiement pour leur travail.

La gratitude malgré tout

Malgré cette réalité difficile, DKB tient à exprimer sa reconnaissance envers leur agence Brave Entertainment. « Pendant sept ans, ils nous ont nourris, logés, stylisés. Ils nous ont fourni une salle d’entraînement spacieuse… Nous avons fait ce choix et signé ce contrat. Nous travaillons donc dur par sens des responsabilités et par obligation. »

Une passion intacte

Le groupe affiche une détermination à toute épreuve : « Même si on en est à notre sixième année, on n’a pas perdu notre passion. On continue en se disant : ‘On peut le faire, on peut réussir’. »

DKB conclut avec un conseil empreint de sagesse : « Si vous n’aimez pas vraiment ce que vous faites, vous ne tiendrez pas six ou sept ans dans cette carrière. On pensait que débuter était la fin du chemin : on se disait qu’une fois nos débuts faits, on réussirait forcément et qu’on deviendrait des stars. Mais ce n’est pas le cas. Le vrai commencement, c’est juste après les débuts. »

Un témoignage qui rappelle douloureusement que derrière les paillettes et les charts, la réalité économique de nombreux groupes est bien plus rude que ce que les fans imaginent.

Lire aussi :
Une idol de 3ème gen de K-POP annonce être enceinte et reporter son mariage
Départ de Heeseung d’ENHYPEN : La pétition pour son retour dépasse 1,3 million de signatures !

Suivez K-GEN sur Instagram :