Une femme condamnée à de la prison avec sursis pour avoir insulté IU : Les internautes divisés

La justice sud-coréenne a frappé fort. Une internaute qui avait traité IU d’« escroc » et de « malade mentale » a écopé de quatre mois de prison avec sursis, 80 heures de travaux d’intérêt général et une mise à l’épreuve. Une peine qui a été alourdie en appel et qui fait aujourd’hui polémique, beaucoup dénonçant un deux poids, deux mesures selon la richesse et le genre.

Une femme de 30 ans souffrant d’épilepsie

L’internaute condamnée est une femme dans la trentaine qui souffre d’épilepsie réfractaire, une maladie qui rend difficile le contrôle des émotions. Elle avait posté plusieurs commentaires malveillants en ligne à l’encontre d’IU, la traitant notamment d’« escroc » et de « malade mentale ». Le tribunal a estimé que ces propos constituaient clairement une insulte et que l’intention de nuire était établie.

Une peine alourdie en appel

Initialement condamnée à une amende de 3 millions de wons (environ 2 000 euros) en première instance, l’internaute a vu sa peine alourdie en appel après qu’une autre affaire similaire a été jointe au dossier. La décision est désormais définitive, la prévenue n’ayant pas fait appel.

Malgré sa maladie, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas de « diminution de responsabilité » et l a confirmé la peine de prison avec sursis.

Le tollé : un deux poids, deux mesures ?

La sentence a déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Ce qui choque particulièrement, c’est la différence de traitement entre cette femme et d’autres prévenus, souvent des hommes, qui bénéficient de jugements plus cléments.

« Une célébrité qui vaut 50 milliards a envoyé une femme dans la trentaine souffrant d’épilepsie en prison pour seulement quatre commentaires insultants, en refusant toute diminution de responsabilité », s’insurge un internaute. « Pendant ce temps, des femmes sans argent sont exploitées, torturées ou tuées, et les tribunaux sont indulgents parce que ce sont de « jeunes hommes avec un avenir prometteur ». Si ce n’est pas un système de classes moderne, qu’est-ce que c’est ? »

Un autre commentaire résume le sentiment général : « Elle a dit « escroc » et « maladie mentale » à propos d’IU et a pris de la prison. C’est vraiment effrayant. Quel genre de système réduit au silence une personne comme ça ? »

La justification du tribunal

De leur côté, les juges ont justifié la peine : « Même si la victime est une personnalité publique, ces expressions ont dépassé ce qui est socialement acceptable. » Ils ont également souligné que la prévenue n’avait montré aucun remords, avait nié les faits tout au long du procès, et n’avait pas été pardonnée par la victime. Le risque de récidive a également été pris en compte.

Une affaire qui divise

L’affaire illustre les tensions en Corée du Sud autour de la protection des célébrités contre les cyberattaques. Mais au-delà, c’est tout un système judiciaire qui est pointé du doigt, accusé d’appliquer deux poids, deux mesures : sévère avec les femmes, indulgent avec les hommes. Un débat qui dépasse largement le simple cas d’IU.

Source : yonhap

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