Corée du Sud : Le parquet requiert la peine de mort contre l’ex-président Yoon Suk Yeol

La justice sud-coréenne s’apprête à rendre l’un de ses verdicts les plus lourds de conséquences depuis des décennies.

Ce mardi, au tribunal du district central de Séoul, se sont achevées les plaidoiries finales du procès visant l’ancien président Yoon Suk Yeol, accusé d’avoir orchestré une tentative d’insurrection à travers la proclamation de la loi martiale le 3 décembre 2024.

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L’audience, entamée dès 9h30, s’est prolongée pendant plus de onze heures, mettant en lumière la gravité exceptionnelle des faits reprochés à l’ex-chef de l’État, aujourd’hui destitué. Aux côtés de Yoon Suk Yeol, sept autres responsables comparaissent dans ce dossier considéré comme une atteinte directe à l’ordre constitutionnel.

Dans un réquisitoire particulièrement sévère, le procureur spécial en charge de l’affaire a demandé la peine de mort contre l’ancien dirigeant. L’accusation estime que l’instauration de la loi martiale constituait une rupture frontale avec les principes démocratiques, soulignant que cette décision aurait plongé une large partie de la population dans un climat de peur rappelant les heures sombres de la dictature militaire.

La sentence de première instance est attendue à la mi-février. En droit sud-coréen, le crime de direction d’une insurrection ne laisse aucune marge de manœuvre : seules trois peines peuvent être prononcées, à savoir la peine capitale, la réclusion criminelle à perpétuité ou la détention à perpétuité. Si la peine de mort demeure inscrite dans la loi, elle n’est toutefois plus appliquée depuis 1997 dans le pays.

Les réquisitions visant les autres accusés témoignent également de la fermeté du parquet. La perpétuité a été demandée contre Kim Yong Hyun, ancien ministre de la Défense, tandis que 30 ans de prison ont été requis à l’encontre de Noh Sang Won, ex-directeur du renseignement de la défense.

Source : naver

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