Après les révélations du New York Times concernant les contrats signés par les membres de NewJeans alors qu’elles étaient mineures, HYBE a décidé de répondre point par point aux accusations. Mais au-delà de ses explications, une phrase de son communiqué attire particulièrement l’attention : l’entreprise estime que des documents confidentiels ont été utilisés comme des « outils pour attaquer la K-pop ». Une réaction qui ne convainc pas tout le monde, alors que les responsabilités autour de ces contrats font également l’objet d’un nouvel affrontement entre HYBE et Min Hee Jin.
HYBE dénonce une attaque contre toute l’industrie de la K-pop
Le 6 novembre, HYBE et ADOR ont publié une longue déclaration en réponse à l’enquête du New York Times consacrée aux contrats exclusifs de NewJeans.
Pour rappel, le quotidien américain avait examiné les contrats signés en 2022 par les cinq membres du groupe, alors âgées de 14 à 17 ans. L’enquête soulevait notamment des interrogations sur l’absence de certaines protections destinées aux artistes mineurs, les frais liés aux interventions esthétiques, les pénalités de rupture de contrat ou encore les droits accordés à ADOR concernant l’utilisation de l’image et de la voix des membres après la fin de leur contrat.
En réaction, HYBE a dénoncé la divulgation de documents contractuels et judiciaires détenus par les parties, estimant qu’ils étaient désormais utilisés comme des « outils pour attaquer la K-pop ».
L’entreprise a ensuite présenté plusieurs arguments pour défendre les accords signés avec les membres de NewJeans.
Des accords complémentaires pour protéger les membres mineures
Concernant l’absence de certaines dispositions protectrices dans les contrats principaux, HYBE affirme que ses labels concluent également des accords complémentaires destinés aux artistes mineurs.
Selon l’entreprise, ces documents garantissent notamment le respect des droits fondamentaux, du sommeil, de l’éducation et du repos jusqu’à la majorité des artistes. HYBE assure donc que les protections évoquées dans l’enquête existaient bien, même si elles ne figuraient pas toutes dans le contrat exclusif lui-même.
L’entreprise a également contesté les interprétations concernant les frais esthétiques, affirmant ne jamais imposer ni recommander des interventions contre la volonté des artistes.
Concernant les pénalités de rupture, HYBE estime que la méthode de calcul employée dans les contrats de NewJeans produit le même résultat économique que celle prévue par le contrat standard du gouvernement sud-coréen. Elle affirme également que la justice avait déjà examiné cette disposition.
Enfin, concernant les droits sur l’image et la voix des membres après la fin de leur contrat, HYBE assure qu’une utilisation dans des contenus générés par intelligence artificielle nécessiterait le consentement individuel des artistes. L’entreprise affirme ne pas avoir l’intention d’exploiter arbitrairement leur identité.
HYBE renvoie également une partie de la responsabilité à Min Hee Jin
L’un des aspects les plus importants de cette réponse concerne le rôle de Min Hee Jin, qui dirigeait ADOR au moment de la signature des contrats.
HYBE affirme que les accords ont été négociés pendant près de trois mois, avec la participation de Min Hee Jin, du vice-président qu’elle avait nommé, des membres, de leurs parents et de certains représentants juridiques.
L’entreprise indique même avoir demandé au New York Times de préciser que Min Hee Jin était la principale responsable de la négociation des contrats, mais que cette demande n’avait pas été retenue dans l’article.
Le camp de l’ancienne dirigeante d’ADOR a toutefois vivement contesté cette présentation.
Selon ses représentants, les premières versions des contrats ont été préparées par l’équipe juridique de HYBE, qui aurait également pris en charge les modifications successives. Ils soulignent surtout qu’ADOR ne disposait pas d’une véritable autonomie juridique et que la validation finale des contrats nécessitait l’approbation de plusieurs responsables de la maison mère, dont son PDG.
Le camp de Min Hee Jin estime ainsi que HYBE ne peut pas lui attribuer seule la responsabilité des accords tout en minimisant son propre rôle dans leur élaboration et leur validation.
Les fans pas convaincus par la défense de HYBE
La réaction de HYBE ne met donc pas fin aux interrogations. Au contraire, sa manière de présenter l’enquête comme une attaque contre la K-pop soulève une question : pourquoi déplacer le débat vers la défense de toute une industrie alors que les révélations concernent avant tout les conditions contractuelles de cinq jeunes artistes ?
Dans les discussions en ligne, certaines réactions critiques mettent justement en avant cette distinction. Défendre la K-pop ne signifie pas nécessairement défendre les pratiques contractuelles d’une entreprise particulière. D’autres internautes s’interrogent également sur la tentative de HYBE de faire porter une partie de la responsabilité à Min Hee Jin, alors que le rôle de la maison mère dans la préparation et l’approbation des contrats est lui-même contesté.
Une chose est certaine : le communiqué n’a pas fait disparaître le débat sur les contrats de NewJeans. Entre les explications de HYBE, les contestations du camp de Min Hee Jin et les interrogations soulevées par les experts interrogés par le New York Times, les conditions dans lesquelles les cinq membres ont signé leurs accords restent au centre de l’attention.
Source : sportskhan
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