Corée du Sud : Le président Yoon Suk Yeol officiellement destitué

Le président sud-coréen a été destitué aujourd’hui.

Depuis peu, le président destitué par le Parlement était en détention provisoire dans le cadre de l’enquête concernant les accusations de haute trahison et d’insurrection à son encontre après sa tentative avortée d’instaurer de force la loi martiale en Corée du Sud en Décembre dernier. La Cour du District Ouest de Séoul a ensuite ordonné la mise en détention de Yoon Suk Yeol. Selon la justice, il existait un sérieux risque que le président tente de détruire des preuves s’il retrouve sa liberté, ce qui justifiait son incarcération.

Depuis, on attendait la décision officielle concernant sa destitution. C’est justement ce 4 avril que la décision a été rendue à son propos.

Aujourd’hui, et exactement 111 jours après le vote pour sa destitution au Parlement, la Haute Cour Constitutionnelle a validé la destitution de Yoon Suk Yeol.

Selon la Haute Cour, la déclaration de loi martiale du président fin 2024 n’était absolument justifiée et n’est pas excusable, rendant cette décision de le destituer inévitable.

Yoon Suk Yeol est donc démis de ses fonctions à effet immédiat, et la Corée du Sud dispose maintenant de 60 jours pour établir de nouvelles élections. Si cela venait à ne pas être fait, Yoon Suk Yeol pourrait reprendre son mandat.

Rappel sur l’affaire :

Récemment, le Bureau d’enquête sur la corruption des hauts fonctionnaires avait demandé un mandat d’arrêt contre le président Yoon Suk Yeol pour insurrection. Le Bureau d’enquête conjoint a été formé spécialement pour enquêter sur la déclaration de loi martiale du 3 décembre dernier.

Le 31 décembre 2024, la Cour du District Ouest de Séoul avait approuvé la demande de mandat d’arrêt contre le président Yoon Suk Yeol. La justice estimait que ses choix répétés de se soustraire à l’enquête en ne se présentant pas pour être interrogé justifie le mandat d’arrêt à son encontre. En effet, le président Yoon Suk Yeol avait été convoqué à trois reprises pour subir un interrogatoire, mais il ne s’est jamais présenté, et ce sans fournir de raison pour son absence. Déjà accusé d’insurrection, il est donc désormais accusé d’entrave à l’exercice de la justice par abus de pouvoir.

Un président en place ne peut normalement pas être poursuivi en justice en Corée du Sud sauf dans deux cas : Pour les accusations d’insurrection et de haute trahison. C’est ainsi que Yoon Suk Yeol se retrouve aujourd’hui poursuivi alors qu’il est techniquement toujours en poste, seulement barré par une motion de destitution à l’heure actuelle. Il y a peu, il a été placé en détention, après s’être d’abord barricadé chez lui pour échapper aux autorités.

Source : naver

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